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Ces gars-là auront beau jouer de charme pour affirmer leur trouble face au comportement subtil et déconcertant de la gent féminine, il n’en reste pas moins qu’ils savent y faire pour perpétuer le désarroi masculin avec la douceur de Weezer et le sucre lent de Save The Day.

Mais tout d’abord parlons du style musical propre à cet ouvrage. L’émorock possède cette particularité essentielle de frictionner avec délicatesse le puit sans fond de l’émotion, pour en faire remonter l’aqueux bouleversement sensitif. Leurs mélodies possèdent cette simplicité désarmante, cette beauté diaphane, capable avec sa spontanéité d’ouvrir les veines du teenage spirit en moins de deux.

Ce qui m’amène à un premier enseignement à tremper dans la solution de votre discernement, puisque : On veut bien aller étudier les textes sacrés d'Aristote, ou bien d’autres philosophes ayant traduit à leur gré la certitude qui est la leur, mais la seule vérité qui existe en ce bas monde se trouve dans les yeux éperdument amoureux d'une femme. C’est une chose puissamment poétique avec laquelle l’émorock en impose la constance.

Par ce fait, le troisième long d'Half Hearted Hero est saturé de soin poppy, avec mid-tempo pour masser et prendre soin du visage de leur titre, lissage parfait entre le couplet/pont/refrain, un maquillage simple et naturel pour la production, et l’ensemble est catchy.

Le rock a permis à des gars disgracieux de draguer plus facilement des filles, avec cet album Half Hearted Hero va en niquer un plein wagon. Puisque et la chose est primordiale pour notre époque transgenre, pas d’émo qui pleurniche, pas d’indie qui se la raconte, pas de punk qui vomit. Ici tout est poli, poncé, encaustiqué, tamponné, adouci, satiné, peaufiné, léché, c’est amoureusement émöpop !