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En trois titres, Olivier qui officie/a officié au sein de Mr Godson will be the last one to survive, Murdhock, Drapeau Noir...a élaboré un projet solo 100% DIY (tout a été joué, enregistré et mixé par ses soins), il se nomme Bobby Singer et ça s’écoute ici.

Il existe des êtres doués d'une magie, capable de transformer ce que l'on a cru comprendre vers quelque chose de diamétralement différent. C'est ce que je me suis dit après l'écoute de Casse.

Je ne suis pas hautain, ni méprisant, mais il m'est pénible, et fort souvent même d'entendre gémir les blessures assassines que le pecnot occidental s'inflige en se flagellant les roustons pour sa croyance à l'amour, à la réussite, au regard de l'autre...Un trait de travers souvent narcissique qui échoit dans un screamo assourdissant de pessimisme candide.

Screamo il y a ici, mais sa vigueur musicale possède une épaisseur requise pour que la mesure pessimiste soit directe et la bourrasque émotionnelle indubitable. C'est à dire qu'il n'y a point de flagellation, il y a cette fulgurance épineuse de tension sonique venant se percuter en éclat. C'est brillant de noirceur multicolore, d'exaltation sensible. Si Bobby pouvait poursuivre sur un album entier je pense qu'il clouerait le bec à Birds In Row sans problème. Parce que Bobby Singer est un oiseau libre !