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Depuis l'aube rugissante océanique l'homme glisse avec une prétention assourdissante en terrain conquis, à la recherche d'une échappatoire à son insatisfaction au monde moderne.

Hors un disque vient subitement de perforer avec audace cela, intitulé « Retro Futurisme Volume I ». Mais qu'est-ce donc ?

Oui qu'est ce que le rétro-futurisme ? Déjà cela ne se mange pas. C'est une dissipation et une évolution tout à la fois, qui intègre deux tendances qui se caracolent et que l'on peut condenser ainsi : « l'avenir tel qu'on le voit dans le passé » et « le passé tel qu'on le voit du futur ». Sorte de retour vers le futur musical, intégrant ici les aspects de la surf exotica dans le prisme fusionnel contemporain du post-noisy surfique, téléportant son trip dans les confins interstellaire sensitif. Ce disque est absolument parfait pour des adultes émotionnellement instables.


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D'Arno De Cea j'en conte mon émerveillement à chaque disque qu'il sort, et à chaque fois je nage tel un océanographe dans ce récif corallien avec l'apaisement de Jacques Mailhol sous vingt mille lieux sous les mers.

« Retro Futurisme Volume I » est un disque dystopique à l'ambition rêveuse, il vient chatouiller en tout sens plusieurs formes stylistiques et pas une fois nous vient l'envie d'en freiner le relief. L'architecture des morceaux est construite autour d'une inspiration Googie, c'est à dire qu'elle se définie (enfin je le conçois tel quel) selon le style architectural futuriste du milieu du xxe siècle des USA (de 1940 jusqu'à 1968), puisant son inspiration dans l'âge atomique et la conquête spatiale. Empreint de qualités métaphoriques propre à l'insolite, le disque pourra être tenu subtilement de déroutant et d'exubérant, puisque « L'espèce humaine a quitté l'obscurité des cavernes et, à force de travail et d’ingéniosité, a bâti un monde moderne et merveilleux. Dans sa lancée, l'espèce humaine finira par surmonter les derniers obstacles et colonisera le reste de la galaxie, sans toutefois perdre le lien sacré avec l'authenticité de la nature ». C'est cela le retro-futurisme un rêve éveillé, un objectif lunaire, une métaphore animée.

Ainsi les éléments naturels de la surf doivent avoir une forme abstraite, les thèmes doivent être multiples, la gravité doit être abolie comme suspendu dans les airs, et l'inclusion est à préférer au minimalisme. On ne s'ennuie pas quoi ! L'album n'a rien à voir avec une musique d'ascenseur, de casserole en inox vintage que l'on tambourine dans l'électronica, on reste dans un idiome surf music mais moderne et à la fois révolu. C'est le fameux « l'avenir tel qu'on le voit dans le passé » et « le passé tel qu'on le voit du futur ».


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Sur ce, sachez que la musique instrumentale est une forme de langage suprême qui se substitue aux mots impuissants, je vous souhaite un bon voyage, live long & prosper.

Arno De Cea : Guitare , orgue , claviers analogiques et voix. 

THE CLOCKWORK WIZARDS :

Maarten Schepers : Batterie et Percussions. 

Thierry Causera : Basse 

Enregistré par Stephan Krieger au Studio Amanita à Anglet , Côte Basque du 03 au 08 Septembre 2017. Mixé et masterisé par Stephan Krieger. 

Le disque est somptueux dans sa couleur turquoise que vous pouvez obtenir via les Productions de l'Impossible, vous trouverez aussi d'autres bizarreries surfiques & exotiques chez Calico Records.

Le temps de la relativité surfique est suspendu avec ce Rétrø-Futürisme !


La perspective de l'illusion de la surf music