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Originaire de Paris, JE T’AIME est un groupe de Post Punk/Cold Wave formé en 2018 avec dBoy : voix, programmation, synthé, basse, guitare ; Crazy Z : basse, guitare ; Tall Bastard : Programmation, synthé, basse, guitare. Leur premier single « The Sound » regroupait dans son génome le passé de la cold/New Wave avec le renouveau du post-punk, électroclash et darkwave.

Après un premier album éponyme sorti le 13 mai 2019, le groupe a réalisé « PASSIVE/AGRESSIVE » via deux labels Icy Cold Records et Manic Depression Records, est un double album, dont la première partie « PASSIVE » a été dévoilée le jour de la St-Valentin, le 14 février 2022. La seconde partie « AGRESSIVE » est sorti le 1er novembre, fête des morts.

PASSIVE/AGGRESSIVE est le point de suture de la trilogie entamée par le premier album éponyme de JE T’AIME. Les disques forment l’histoire d’un Ziggy Stardust prit dans les houles arachnides d’une existence de loser.

La musique est sombre, abrasive et lancinante. Les parties guitares sont acides, la basse punchy tape contre les os de l’âme. Le son est sans distorsion, et l’on sent une mélancolique envolée de guitares au clair de lune, faite de velours à lame fraiche, parfaite pour se taillader dans cette ambiance des bas-fonds corrompues et dionysiaques. La voix torturée de dBoy transcendera les vieilles curistes des tréfonds anglicans.

« Passive » vampirise tel un dandy noctambule la nostalgie 80's et ses tubes surannés, cherchant dans les vielles fabriques de Manchester ce nouvel ordre mondial (new order), l'album façonné d’élégance nocturne, de néons et de grisaille, transpercé de refrains accrocheurs et d’ode viscérale vous mordent les veines.

Telle une rose sépia musicale s'éprend d'une mer dark cold wave post punk, est-ce un retour du salpêtre photocopiée au spleen et aux tourments d’une époque encore industrielle ? Où l’ironie d’un dénouement sombre qui se provoque de désinvolture ? C’est avec la suite susnommée « Agressive » que remonte de ces limbes les étreintes de la froideur de Joy Division alternant par son contraste neurasthénie et liturgie dansante.

La rythmique est aussi trépignante qu’un gamin qui a envie de pisser. Les guitares frétillent et le beat spasmodique éclipse les corps morts pour des paroles de spleen et l'ivresse de la danse. Dans cette antre il y a le The Cure époque « Pornography », qui verse son abondance ébriété de retrouver son âme, son cœur et son corps pour se connecter à la même transparence, et renaissance au milieu de la nuit. L'opus ne fait plus qu’un avec le spleen et l’insouciance, grisé de sentiments mélancoliques et de rythmique syncopée pour ce Visage (le groupe) de claviers synthwave, de chant lacéré au venin, et toute une décadence, désinvolture.

A noter le magnifique Artwork d’Andy Julia (Soror Dolorosa), mix et mastering par Crazy Z. au Studio Zoé H.Le titre « Kiss The Boys (And Make Them DIE)” bénéficie du feat. Alex Svenson (Then Comes Silence), cette chanson a été écrite pour récolter des fonds au profit des victimes de la guerre en Ukraine. A la base ce titre ne devait figurer que sur l’EP pour l’Ukraine, le groupe a décidé de le rajouter sur « AGGRESSIVE ».

dBOY: « Ce double album « PASSIVE/AGRESSIVE », tout comme le premier album, parle du syndrome de Peter Pan et de la difficulté à grandir. Notre héros est constamment rattrapé par le passé, et répète les mêmes erreurs encore et encore, jusqu’à ne plus arriver à avancer dans sa vie. D’ailleurs, c’est pourquoi la musique du groupe pioche toujours ses influences dans le passé des années 80. Ce double album, « PASSIVE/AGGRESSIVE » nous a obligé à penser davantage à la direction musicale à suivre, car nous avons tous les trois des influences très différentes. Sur cet enregistrement, nous avons senti le besoin de trouver comment mélanger nos trois personnalités tout en gardant le résultat cohérent. Des sons plus complexes, mais toujours accrocheurs, à la fois sombres et ouverts, pour finir par donner vie aux paroles inspirées de nos propres histoires respectives. Dans le groupe, chacun a des influences très différentes, il est difficile pour nous de rester sur un style, comme le post punk. Sur cet enregistrement, nous avons senti le besoin de casser nos barrières et de nous laisser l’opportunité d’explorer d’autres genres, et ainsi de casser l’ennui. »