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chronique de livres

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dimanche, septembre 25 2016

Fanny Lalande - DELICIEUSE ENFANT


DELICIEUSE_ENFANT_-_Fanny_Lalande.jpg

Deux protagonistes autour d’une histoire d’amour. Il et Elle. L’un comme l’autre cherche dans le chaos de leur vie respective ce puissant antidote qu’est l’amour.

Il, possède ce plaisir de la chair culinaire et de son offrande, puis celle du tattoo, dont la puissance des représentations symbolise sa quête amoureuse.

Elle, possède cette liberté sauvage que l’accident de la vie en brisera la voilure par une perte de mémoire. A partir de ce constat, chacun trouvera dans l’autre une issue à revivre des émotions passées, à tisser le fil d’Ariane de cet halo romanesque.

Fanny Lalande, l'auteure, présente la quête amoureuse à travers des symboles figuratifs du tatouage, et de leur représentation fictive sur les émotions, de leur description pour définir les personnages. Ainsi qu’à travers des chansons, qui offrent l’équivalence représentative.

J’ai lu ce roman entre Prague/Paris/Toulouse. Bien au-dessus du 7ème ciel à survoler le beau Danube bleu et cette histoire sur deux êtres cherchant à travers leur vie chaotique le repos amoureux. Le livre se lit d’une traite, puisque l’auteure arrive à nous attirer dans sa toile, et à surprendre le suspens du postulat introductif, où l’homme mûr, posé, avec une situation confortable est de nouveau dans la tourmente de sa rencontre avec une jeune fille tatouée.

Ne comptez pas sur moi pour vous délivrer de plus amples informations, un livre se découvre, il ne se raconte pas. Alors lisez-le !

Éditées par les éditions Zone 52, « Délicieuse Enfant » est un petit bouquin frais dont on se délecte de sa lecture. On suit les errances et divagations des protagonistes sans qu’il y est une once de stéréotypes, de pages qui ne servent à rien, tout est soupesé dans l’intention de faire naître une émotion, une description de caractère, de sentiment, à faire avancer l’histoire au même rythme qu’elle se dénoue, et en traduit toute la folie amoureuse.


lundi, novembre 16 2015

DISTORSION – Shock

Pour tous les fans de ciné, de bis, de Z, de X, de rock, de metal, de punk, d'étrangetés, de bd, de choses incongrues, inattendues, il existe un objet créatif, un objet culturel, unique, un objet de jouissance !


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Suite à la disparition du magazine Metaluna, une partie de l’équipe rédactionnelle a voulu faire perdurer son esprit non conventionnel, avec un ouvrage annuel. Ainsi naquit Distorsion dans la joie et l’allégresse candide d’un groupuscule d’électron libre.

Le premier volume avait pour thème le sexe. Sujet Ô combien racoleur et qui a permis d’introduire Distorsion dans la perversité escomptée par ses lectrices et lecteurs, qui n’en attendaient pas moins à dire vrai. Le volume était aussi épais qu’une verge de hardeur dont le citoyen lambda qui confectionne un fanzine en éprouvera une intense frustration, et aussi touffu qu’un pubis féminin des seventies. La saillie visuelle était hardcore et les orifices lexicaux en feu. Les pages ruisselaient abondement de cette érudition foutraque indispensable à la chaleur d’une lecture orgasmique. Je n'ai pas honte de l'affirmer car j'ai joui sur le sommier de ce ressort comique à maintes reprises.


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Bon, la première pierre à l’édifice était posée, je reconnaissais dans chaque page le caractère foncier, le goût pour une esthétique singulière, l’essence de l’excitation à une sous-culture et contre-culture insatiable, et j’en venais à me gargariser suffisamment pour reconnaître en cela toute la malice fantomatique de Metaluna, qui n’était pas définitivement éteinte. Déjà en secret j’espérai que Distorsion ne soit pas qu’un one-shot, car j’avais supputé comme un connard que des articles de Metaluna n’ayant pas eu la possibilité de paraître, c’était l’occasion rêvée de publier le travail accompli précédemment, de livrer le compte rendu exhaustif des festivals aussi pour rendre allégeance à un pass offert. Mais ce ne sont que des supputations de connard en tout bien tout honneur bien entendu…

Que nenni que cela car par la suite, et à la bonne réception de l’œuvre initiale, la deuxième demande d'aide via le site ULULE de financement participatif a débuté. J’ai également participé au financement avec les yeux fermés et la main dans la braguette .

Le sujet étant la provocation cette fois-ci.

Ce second volume est aussi épais que les testicules du premier, et tout aussi touffu à vrai dire. La grossièreté brillante qui en impacte une teinte de dérision, suit cette hilarité anarchique de gaieté, qui dans une époque de repli confine au plaisir similaire suscité par le premier volume.

Je dois convenir avant tout chose, que chaque volume est munit d’un visuel de qualité, que l’offre à l’intérieur en soutire les effets bénéfiques pour se mettre à cette hauteur.

La satire de cet ouvrage égratigne les conventions prudes de notre époque lisse & cynique par une grossièreté libertaire, à mettre à l’opposé de la culture dite « populaire » que les médias veulent nous donner en pâture. Je suis par ailleurs consterné par la mesquinerie, l’étroitesse d’esprit des émissions cathodiques et autres saloperies que l’on nous refourgue en se prémunissant d’élaborer ce à quoi s’attend la plèbe grasse et ivre de patauger dans une merde innommable. Comme si la médiocrité était le terme adéquat pour qualifier le populaire, le peuple, la France d'en-bas pour reprendre une expression populiste.

Tout comme le fanzine Chériribibi, Distorsion souligne avec l’épanouissement de sa maturité et de sa probité que la culture populaire est bien tout autre. Hé !

Il est évident que Distorsion témoigne d’une véritable culture populaire, sous-culture, contre-culture, qu’elle s’adresse à une population avide de contourner les dogmes pieux, et de s’ouvrir comme Brigitte Lahaie à son époque à une pléthore « d’arts » pour se construire, s’affirmer, se libérer, s’inventer, etc...Avec :


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Et oui dans l'amour de bien faire les choses, mais à leurs façons !

Le sommaire est alléchant, il honore de grands anciens passés maître dans l’art de la provocation, afin de faire bouger l’Histoire, les lignes, etc…De ce fait, la folie y côtoie la démence par le biais de doux dingues dont les différentes perturbations artistiques donnent à réinventer le déséquilibre émotionnel.

L’ouvrage est dense, si le thème abordé est respecté avec largesse d’esprit, les intervenants en soulignent la variété par une effusion de diversité. La liberté d’expression trouve ici la déférence libertaire qu’elle mérite enfin !!

Cet ouvrage indisposera comme il se doit les amateurs de quenelle, et surtout les inhumains extrémistes. Il s’adresse davantage aux Chorontophiles à poil dru qui cauchemardent amoureusement la nuit à Alice (Cooper) au pays où la provocation est un salut et non un mépris.

« Shock » est un choc d’étrangeté à la bizarrerie excentrique, dont le décalage est une différence notable de sa provocante singularité, et en fait ainsi donc une incontestable réussite !