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"A MORT " criait le peuple, insatiable de satisfaire son sadisme de cruauté, et sa frénésie de soif de justice, inéquitable.

Le silence se mura lorsque le bourreau leva sa hache au confins du soleil, et laissa tomber la sanction de toute sa force, dans un son sec dépourvu d'humanisme.

La tête de l'infidèle tomba nette, et le peuple hurla de soulagement, faisant résonner sa clameur tonitruante et le réconfort de sa bestialité.

Le monstre impie était mort, et la vie pouvait reprendre religieusement son cours d'eau paisible au diapason d'un tableau qui dessine les hanches du temps sur la terre des hommes fidèles à leur sacrement autodestructeur.

Sous l'hospice de leur mansuétude à affirmer leur volonté, les hommes avaient su traduire la domination froide de leur culte sacrificiel, dans la sagesse d'asservir leur foi avec la vigueur du bourreau oppressif.

Depuis ce temps, béni par la soumission immuable, il y a des hommes singuliers qui grattent sans cesse le sol en suffocant, à la recherche de ce démon libérateur qui aura suffisamment de vice pour que règne sans partage, le chaos libertaire.


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